La guerre Palestine-Israël, le génocide au Congo, la guerre entre la Russie et l’Ukraine : l’ambiance est pas à la paix dans l’actualité internationale. Les regards se tournent vers l’ONU, l’Organisation des nations unies – fondée après la Seconde Guerre mondiale pour assurer la paix dans le monde. A-t-elle échoué ? Pourquoi laisse-t-elle faire toutes ces guerres ? Dans cette vidéo, on revient sur l’histoire des nations unies, son Conseil de sécurité, son Assemblée générale, son secrétaire général… de la guerre de Corée à Patrice Lumumba, on va tenter de comprendre pourquoi la guerre revient toujours.
Résumé automatisé
Cette vidéo explore en profondeur le fonctionnement, les ambitions et surtout les limites de l’Organisation des Nations unies (ONU) depuis sa création en 1945 jusqu’à nos jours. Elle s’interroge sur la capacité réelle de l’ONU à instaurer la paix mondiale face aux nombreuses guerres, conflits et crises humanitaires majeures qui persistent. Le documentaire dévoile le contexte historique, les mécanismes institutionnels, les rivalités politiques, et les contradictions internes qui expliquent pourquoi l’ONU n’a pas réussi à empêcher la violence internationale. Destinée à toute personne souhaitant comprendre l’histoire, le rôle réel et les enjeux politiques du maintien de la paix internationale, la vidéo offre un panorama critique, riche en anecdotes et en analyses sur le rapport entre idéal de paix et géopolitique pragmatique.
Les spectateurs apprendront notamment pourquoi l’ONU ne peut agir efficacement face aux guerres, le rôle des membres permanents et de leur droit de veto, les interventions historiques clés, ainsi que les critiques principales faites à cette organisation souvent impuissante. Plus largement, cette vidéo invite à réfléchir sur les rapports de force qui régissent les relations internationales, la souveraineté des États, et le défi actuel d’un multilatéralisme équilibré.
Résumé chronologique
00:00–00:04 : Contexte historique post-1945 et création de l’ONU
Présentation du monde ravagé par les guerres et des espoirs portés par la création de l’ONU avec la Charte des Nations unies, censée mettre fin à la violence mondiale. Introduction aux contradictions fondamentales de l’ONU, notamment à travers son préambule écrit par un dirigeant raciste d’Afrique du Sud.
Conclusion : L’ONU naît d’une tension entre nobles idéaux et intérêts politiques contradictoires des grandes puissances.
00:04–00:08 : Les trois acteurs du maintien de la paix à l’ONU
Présentation de l’Assemblée générale (faible pouvoir), du Secrétaire général (leader symbolique) et surtout du Conseil de sécurité, détenteur du pouvoir réel sur les interventions militaires, avec ses 5 membres permanents dotés du droit de veto.
Conclusion : Le droit de veto est une faille majeure empêchant toute action contre un membre permanent, entraînant souvent de l’inaction.
00:08–00:12 : Conséquences du droit de veto et compromis historiques
Exemples concrets d’abus du pouvoir de veto par les grandes puissances, notamment pour protéger leurs alliés ou intérêts stratégiques. Explication du compromis historique qui a permis l’existence de l’ONU mais à un prix : les grandes puissances conservent leurs privilèges.
Conclusion : L’inaction de l’ONU n’est pas un échec, mais la conséquence logique du système donnant trop de pouvoir aux grandes puissances.
00:12–00:17 : Les débuts difficiles des opérations de maintien de la paix
Les premières missions sur le terrain sont marquées par l’improvisation, l’absence de moyens et la rivalité des blocs durant la Guerre froide, rendant l’ONU encore plus bloquée.
Conclusion : La Guerre froide accentue le paralysie de l’ONU qui ne peut remplir pleinement son rôle.
00:17–00:20 : L’astuce de la résolution 377 « Uniting for Peace »
En 1950, face au blocage du Conseil de sécurité, l’Assemblée générale obtient exceptionnellement le droit de recommander des interventions militaires. Mais ce droit reste très théorique et peu utilisé par manque de puissance réelle.
Conclusion : L’Assemblée générale ne parvient qu’exceptionnellement à dépasser l’obstruction des grandes puissances.
00:20–00:22 : Le cas du Congo et Dag Hammarskjöld
Le Secrétaire général Dag Hammarskjöld prend un rôle actif dans la crise congolaise, négociant sur le terrain jusqu’à sa mort mystérieuse en 1961. Son assassinat illustre les limites et les dangers des ambitions de l’ONU.
Conclusion : Même les meilleurs efforts individuels butent sur des forces politiques et géostratégiques puissantes.
00:22–00:25 : Les années 1990, entre espoirs et désillusions
L’ONU connaît un regain d’activité après la fin de la Guerre froide, avec de nombreuses opérations de maintien de la paix et un rôle humanitaire accru. Mais les interventions en Somalie, au Rwanda et en ex-Yougoslavie révèlent aussi ses incapacités face aux crises, notamment faute de soutien politique ou de mandats contraignants.
Conclusion : Les échecs répétés des années 1990 révèlent encore l’absence de volonté politique internationale unanime.
00:25–00:31 : Les deux grandes critiques idéologiques de l’ONU
Revue des critiques dites réalistes (édification sur l’égoïsme et le rapport de force) et marxistes (l’ONU comme instrument de maintien de l’ordre capitaliste et des inégalités). Les deux écoles expliquent les limites structurelles et les blocages de l’ONU, mais aucune ne détiendrait seule la vérité.
Conclusion : L’ONU est un reflet imparfait et contraint des rapports de force et inégalités mondiales.
00:31–00:32 : Conclusion et invitation à la réflexion future
L’ONU est une évolution et non une révolution du système international. La paix mondiale reste un horizon à atteindre, et les rapports de force continueront de peser sur le rôle de l’ONU. Le futur est incertain, mais la compréhension de ces réalités est essentielle.
Conclusion finale : La construction d’un monde en paix nécessite plus qu’une institution – un changement fondamental des relations internationales.
Points clés
- Le droit de veto des 5 membres permanents est la principale source d’inaction de l’ONU dans les crises majeures (exemples : Russie en Ukraine, États-Unis en Irak).
- L’ONU n’est pas un gouvernement mondial mais un lieu de négociation entre États souverains avec des intérêts souvent contradictoires.
- La résolution 377 de 1950 donne une marge de manœuvre théorique à l’Assemblée générale en cas d’impasse au Conseil de sécurité, mais reste peu exploitée.
- Les premières missions de maintien de la paix furent marquées par l’improvisation, le sous-équipement et la Guerre froide, limitant leur efficacité.
- Deux critiques idéologiques fondatrices expliquent l’échec : les “réalistes” (logique du pouvoir et des intérêts égoïstes) et les “marxistes” (ONU instrument du statu quo capitaliste).
- Les succès humanitaires existent mais restent liés aux rapports de force et à la volonté politique des grandes puissances.
- Le rôle du Secrétaire général peut être décisif mais limité par les réalités géopolitiques, illustré par la mort mystérieuse de Dag Hammarskjöld au Congo.
Questions fréquentes (FAQ)
- Pourquoi l’ONU ne peut-elle pas empêcher toutes les guerres ?
Parce que les grandes puissances membres permanents du Conseil de sécurité ont le droit de veto, leur permettant de bloquer toute intervention qui menace leurs intérêts. - Qu’est-ce que le droit de veto au Conseil de sécurité ?
C’est le pouvoir qu’ont les 5 membres permanents (États-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni, France) d’annuler une décision même votée par la majorité. - L’Assemblée générale peut-elle remplacer le Conseil de sécurité ?
Théoriquement oui, grâce à la résolution 377, mais en pratique, elle manque de moyens et de soutien pour prendre des décisions contraignantes. - Quelles sont les réussites notables de l’ONU ?
Par exemple, l’organisation de référendums pacifiques comme au Timor oriental ou l’aide humanitaire lors de conflits internationaux. - Est-ce que l’ONU a un rôle militaire propre ?
Oui, via les casques bleus, mais ces forces sont limitées dans leurs mandats et armes, soumises à la volonté des États membres.
Conclusion
Cette vidéo nous montre que l’ONU, créée avec l’espoir d’un monde sans guerre, est confrontée à un paradoxe : tout en prônant la paix et la justice, elle est limitée par les rapports de force mondiaux et les intérêts souverains des grandes puissances. Le droit de veto, conçu pour préserver la stabilité, est aussi la clé de son inertie face aux conflits majeurs. À travers des exemples historiques marquants et des analyses idéologiques, l’ONU apparaît plus comme une enceinte diplomatique où s’expriment les rivalités entre États que comme un arbitre moral capable de faire taire les armes.
Pour progresser vers un âge de paix véritable, il faudra probablement repenser les mécanismes internationaux, favoriser un multilatéralisme plus équilibré et renforcer la volonté politique collective. En attendant, comprendre les failles et les contraintes de l’ONU est indispensable pour appréhender la géopolitique contemporaine.
MUSIQUES (par ordre d’apparition)
- One Piece Ambiant Music Mix
- HXH – Ikkiuchi
- SNK – Ashes on The FireMain Theme
- One Piece Overtaken
- Matrix – Clubbed to Death
- Sicario – DonVayei
- One Piece – The very very strongest
- Luigi’s Mansion – Dark Hallway
- Time mysterious cinematic trailer
- HXH – Yamiyo wo Tsugu Mono
- Gabriel Lewis – Mystery Evolving
- Mario Luigi Voyage au centre de Bowser – The Road leading to the Secret
- HXH – Ansatsu Ikka no Yakata
- HXH – Hate…
- One Piece – Angry
- Young Mystery Detectives – Trailer Worx
- Zelda TP – Sacred Grove
- Zelda TP – Forest Temple
- Professor Layton and the curious village – The curious village
- Phoenix Wright – Investigation Core
- Death Note – Serenitsu
- Death Note – Tokusou
- The Stanley Parable – Exploring Stanley
- Wealth- Sonwyr
- Musique d’enigme espionnage musique libre de droit
- FF7 – You can hear the cry of the planet
- Aldnoah Zero – Acyort
- KNSRK – Miracle (ultra slowed)
QUELQUES SOURCES.
- BETTATI Mario, « L’usage de la force par l’ONU », Pouvoirs, 2004/2 (n° 109), p. 111-123 ;
- CALVEZ Jean-Yves, « Peut-on réformer l’ONU ? », Études, 2007/4 (Tome 406), p. 441-450 ;
- HATTO Ronald, Le maintien de la paix. L’ONU en action. Armand Colin, « Collection U », 2015 ;
- GABRIELSEN Maria M, « Mobilisations pour le Sud-Soudan et le Darfour : Émergence d’un mouvement transnational », Outre-Terre, 2007/3 (n° 20), p. 391-403 ;
- MAZOWER Mark, No enchanted Palace. The End of Empire and the Ideological Origins of the United Nations. Princeton University Press, 2009 ;
- MESTRE-LAFAY Frédérique, L’Organisation des Nations Unies. Presses Universitaires de France, « Que sais-je ? », 2009 ;
- MOREAU DEFARGES Philippe, « De la SDN à l’ONU », Pouvoirs, 2004/2 (n° 109), p. 15-26 ;
- PETITEVILLE Franck, Les organisations internationales. La Découverte, « Repères », 2021 ;
- ROZE Xavier, « L’ONU, la morale et l’histoire. L’épisode cambodgien », Commentaire, 2005/1 (Numéro 109), p. 79-84 ;
- VIRALLY Michel. Les Nations Unies et l’affaire du Congo, aperçu sur le fonctionnement des Institutions. In: Annuaire français de droit international, volume 6, 1960. pp. 557-59 ;
- TARDY Thierry, « L’ONU et la gestion des conflits yougoslaves (1991-1995) : faillite d’une institution, faillite des États ? », Relations internationales, 2006/4 (n° 128), p. 37-53. ;
Le site de l’ONU, beaucoup d’infos : https://news.un.org/fr/
La mort mystérieuse de Dag Hammarskjöld : https://www.economist.com/the-economist-explains/2021/09/16/was-the-mysterious-death-of-dag-hammarskjold-murder + https://www.france24.com/en/live-news/20210916-mystery-of-un-chief-s-death-still-murky-after-60-years ;
L’échec historique de l’Onu au Rwanda : https://www.dw.com/fr/léchec-historique-de-lonu-au-rwanda/a-17550744

2 Responses
Une vidéo incroyable comme toujours. Tes recherches, tes explications et ton montage sont toujours impressionnants et concis, décrivant (de mon point de vue) parfaitement de nombreux engrenages de notre monde. Et pour ça, merci beaucoup ! J’ai pas encore les moyens de faire de dons mais si il y a bien quelqu’un à qui j’en ferais, c’est toi.
Il n’y a que deux commentaires mais la vidéo est incroyable !